Chavouoth, le don de la Torah

Texte non corrigé

Quelques mots sur « Chavouoth », la fête du don de la Torah. Le livre !

Difficile à croire puisqu’il s’agit du Livre (Enseignement) que D.ieu a révélé à Moshé (Moïse) .
Qu’est-ce à dire ?

Avant même de parler du Livre, c’est-à-dire de la Torah, que dire de son auteur ? Dire D.ieu et nous ne savons pas de quoi on parle. Et si nous en parlons, nous créons une image, une idée, un concept. Dire D.ieu, et nous ne parlons plus de D.ieu.

Léo arrête d’écrire ! …
Évidemment ça dérange ! C’est tellement plus facile de croire sans connaître le véritable sujet de notre croyance. Un jour j’ai osé demandé à un kabbaliste de renom :
« Que disons-nous lorsque nous disons D.ieu ?  »
Ma question a été pris très au sérieux. C’est la question, me dit-il, où parmi les plus grands, beaucoup se sont trompé! Et pour appuyer ses dires il me sort un texte du Ben Ich Haï, (grand décisionnaire et kabbaliste du 19em siècle), qui reprend cette même question.

Hérétiques ? Non ! Pas tant que ça, D.ieu merci, je ne suis pas le seul à réfléchir sur ce sur ce qui ne peut être dit. Reste à savoir ce qui peut être dit.

Le Rav Ron Chaya, par exemple dans sa vidéo sur la preuve de l’existence de Dieu, dit par provocation : « je ne suis pas un croyant, je suis un sachant ». J’ai la chance d’être ami avec Ron, et chaque fois que nous abordons ces questions je n’entends pourtant chez lui que croyance.
Désolé Ron, il n’y a pas de preuves à l’existence de Dieu, ou du moins, toute démonstration ne serait pas le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob. Moins encore celui du don de la Torah qui se présente comme « agissant » « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, d’une maison d’esclavage ». Exode 20, 2

Et puisqu’il n’y a pas de preuve possible, il reste la foi. Non pas la « foi du charbonnier », je veux dire, une fois simpliste. Il s’agit ici de ce que l’on nomme la « Emounah », terme difficile à traduire, qui voudrait dire, je sais que cela est vrai, (Emeth), mais d’un savoir au-delà de la raison. C’est ainsi que commence les articles de foi de Maïmonide.

אני מאמין בּאמונה שׁלמה שׁהבּורה יתבּרך שׁמו הוא בּורה ומהנהיג לכל הבּרואים והו לבדו עשׂה ועושׂה ויעשׂה לכל המעשׂים

« Ani maamine bé-Emounah chléma, ché Haboré, itbarah chémo, hou boré ou-man’hig lé kol ha-bérou’him, vé-hou levado asa, vé-osé, vé-yaasé, le-kol ha-maasim ».

Traduction première de sefamim.fr « je crois d’une foi parfaite que Dieu est le créateur et le maître de toutes choses lui seul a fait, fait et fera toutes choses ».

Nous retrouvons ici, ani maamine béemounah chléma, je crois ,d’une Emouna, chléma , d’une foi parfaite ! chléma ; de la racine chalem, total, avec plénitude, chalom, paix… En toute quiétude, totalement, sans réserve. Il n’y a pas ici de place au questionnement. Et que comporte cette croyance parfaite, c’est que le créateur, est Manigue. La croyance ne porte pas sur la croyance en un principe créateur, qui va de soi.
Toute chose a un créateur, tout effet a une cause, et de cause en cause nous arrivons à la cause des causes, le principe créateur. Ainsi commence la Torah, « au commencement Dieu, (Eloh’im, nom du principe créateur), créa le ciel et la terre ». C’est annoncé comme un fait.  Ceci est connu par de nombreuses traditions, religions, démontré par certains philosophes, l’astrophysique y vient depuis la découverte du big-bang. La croyance ne porte pas sur le fait de l’existence d’un créateur, mais sur le fait que ce créateur est « manigue ». Manigue du verbe conduire. C’est-à-dire que le créateur conduit sa création vers son but, sa finalité.
Restera à connaître cette finalité et comment il conduit son monde.
Poursuivons !
«hou lévado », il est seul, un seul D.ieu, pourrait-on lire ! Mais cela ne va-t-il pas de soi ? En tant que créateur de toutes choses, cause des causes, en serait-il autrement que d’être unique ? La encore la croyance n’est pas qu’il est seul créateur, mais que ce Dieu unique, « fait, a fait, et fera ».  Non pas toutes choses comme cela est traduit, mais « lé kol ha maasim » vers tous les « faisant ».
Ce qui signifie que non seulement Il conduit le monde pour l’amener vers sa finalité, mais, également, qu’il agit de tout temps à travers les agissants c’est-à-dire les hommes. Et ce malgré leur libre arbitre! L’homme semble être libre de ses actions, mais dernière ses actions il y a l’agir divin afin que l’Homme ne puissent dévier le projet de sa finalité.
C’est dans ce sens que lors de la révélation Il ne se présente pas comme créateur, mais comme acteur de l’histoire, « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, d’une maison d’esclavage ». Exode 20, 2

Et cela nous ne pouvons le comprendre par la raison car nous sommes face à un véritable paradoxe, d’un côté le libre arbitre de l’autre la volonté divine omniprésente. Cette croyance auxquels nous sommes en face à face avec notre raison, est alors, non pas qu’il y ait un créateur unique mais que ce créateur soit maître de toutes choses.
Il s’agit du principe de l’Unité.
Ainsi qu’il est écrit « Ecoute Israël, D.ieu, notre D.ieu est Un ». Écoute dans le sens, sache que, le principe divin nommé Achem, c’est-à-dire le Nom à quatre lettres, le tétragramme, qui représente l’essence divine, tout comme le nom Eloh’im qui représente le principe créateur, est Un.

Cette question est la même qui se pose en astrophysique. Les théoriciens estiment qu’au temps de la limite des possibilités de connaissance de la physique, (constante de Planck,) les 4 forces régissant le monde, (La gravitation, la force électromagnétique, la force faible et la force forte, constituent une seule force. Ainsi dans les tout premiers temps de l’univers il n’y avait qu’une seule force.

Et ceci reste de l’ordre de la croyance, « jusqu’au jour où D. sera Un, et son nom sera Un ». Ce qui signifie que jusqu’à être arriver à ce jour de la connaissance de son Unité, Israël est dans la foi parfaite ( Emounah chléma) que D.ieu est UN.
Croyez-moi, ce n’est une chose aussi simple à comprendre. Ici se posera à nous toute les questions de la théodicée, concernant le bien et le mal. Les questions entre notre libre arbitre, c’est-à-dire notre responsabilité en ce qui concerne l’état du monde, et son omniprésence dans toutes choses. D’où la nécessité de la foi parfaite.

Tout l’enseignement du RAMHAL, du XVIIIe siècle tourne autour de cette question, connaissance de son Unité. Cet enseignement ouvre le champ de la connaissance de Dieu comme il est écrit « et tu connaîtras Dieu ». Et que peut-on connaître de la finitude divine, autrement que son Unité ? Nous-dit le RAMHAL.
Il est Un au début comme il est dit : « Avant que le monde ne fût créé, Lui et son Nom ne faisait qu’Un ».  Il est un à la fin comme il est dit : « viendra un jour ou Dieu sera un et son nom sera ».

Toute la problématique pour l’homme et dans cet entre-deux où l’unité est voilée. Comme il est dit : « cacher je cacherai ma face ». Le monde est créé selon le principe de la face caché de D.ieu ( Esther Panim). Et c’est dans le temps intermédiaire ou l’homme entre dans l’histoire qu’il sera confronté à la réalité de la dualité. C’est dans ce cheminement de l’histoire qu’il nous faut essayer d’être le plus juste possible pour garder le cap vers cette finalité.
C’est dans dans ce cheminement qu’il nous faut être guidé. Et là est tout le sens du don de la Torah.

Le problème qui se pose à nous durant ce cheminement et de découvrir le principe de l’unité cachée dans le monde, caché dans la Torah, caché dans un enseignement qui n’est en apparence que dualité, bien mal, Cacher, pas Cacher… Au risque de confondre le moyen avec le but. C’est-à-dire que le but devienne la distinction entre le bien et le mal et que « la cacheroute finisse par cacher la route » Comme aime le dire le Rav Léon Askénazi dit « Manitou »

Léo arrête d’écrire ! On n’y comprend rien tu nous embrouilles !

Moi ? je ne fais que dire ce que Moïse lui-même souhaite connaître lors qu’il demande « montre-moi ta gloire » et que D.ieu réponde « tu ne peux me voir de ton vivant ».  Écoutons le RAMHAL   dans « DAAT TEVOUNOT », « Les voies de la direction divine », traduit par mon ami et Rav Danièl Cohen, sous la direction du Rav Mordekhaï Chriqui.  Ce livre commence par la demande,
« Il est de mon désir d’obtenir des réponses aux interrogations soulevées par le verset : « Tu connaitras en ton cœur que l’Eternelle (tétragramme), est D.ieu (Eloh’im,). « 
Tout cela pour dire quoi ?
Que la Torah de la racine OR, qui signifie lumière, donner de la lumière, est en fait un enseignement caché sous un enseignement révélé. Le Un est caché dans la loi explicite. Le moyen sont les mitsvoth, (les commandement) le but est la connaissance de l’Un.
Ça commence par la Emounah, le but est la connaissance, le moyen est l’Etude.

Une page Blanche bien remplie

Ma page Blanche

Je suis devant ma page blanche !
… / je sors faire un tour.

2 mai 2017 10h Har Homa Jérusalem.
– Je suis dans la terrasse d’un café, je prends un café au lait sans sucre.
– ?? Et Alors
– Quand l’on est devant sa page blanche écrire ce qui est là dans l’instant
– Un café au lait sans sucre … une page blanche … un projet d’écriture sur le sens de la vie…
– ??
– Tout est lié ! Ah le café au lait sans sucre, si j’étais Proust avec sa madeleine, je vous conterais un poème à vous faire pleurer et rire de bonheur. Non aujourd’hui je ne suis pas là pour parler de ces petits déjeuner de la DASS.
– Tu es là pourquoi ?
– Je suis là pour écrire des chose sérieuse, le coaching existentiel, la kabbale, le projet-sens, je dois écrire sur une des questions les plus importante que l’homme se pose ; comment donner un sens à sa vie même lorsque tout va mal…
Comment accompagner ceux qui cherchent à connaître leur projet-sens, ce pour quoi ( en deux mots) ils sont ici…
Et je me retrouve là devant ma page blanche avec mon café au lait sans sucre !

Je suis complètement fou, comme pour toutes ces entreprises que j’ai créées dans ma vie. Sortir un livre en moins de 3 semaines et le présenter au festival du livre de Nice le 1 juin, face à tous ces professionnels de l’écriture. Et je communique sur ce projet de livre pour me donner la pression et ne pas lâcher …
– C’est quoi ton problème ? Pourquoi cette précipitation ? Tu as besoin de reconnaissance ?
Non
– Tu es malheureux, il te manque quelque chose ?
Non
– Alors quoi ?
Tout vas bien, je suis là, je bois mon café sans sucre, je ressens de la joie, un sentiment de liberté, heureux d’être là où je suis, où j’en suis et ce que je suis…
– Tu as fumé de la moquette avec ton café au lait ?
Sans sucre, s’il te plait ! C’est important !
Arrêtons la plaisanterie, le sujet est important, ce livre doit répondre aux essentiels de la vie, sa pleine réalisation mais aussi à la souffrance, la mort, l’amour mais aussi la haine, L’argent, la richesse mais aussi la pauvreté, la chance mais aussi les épreuves … Et aussi répondre à, et D.ieu dans tout ça ?
J’ai commencé à écrire un plan précis pour répondre à ces questions, j’ai écrit sur le coaching existentiel, sur la kabbale existentielle, la logothérapie, le projet-sens, comment trouver ce pour quoi nous sommes sur terre, sur la question de la présence divine,  j’ai partageais mon expérience de vie sur des sujets extrêmement intime dans ma relation avec ce que l’on nomme D.ieu, des chose qui nous prennent au plus profond de notre âme qui font que de ton vivant tu peux vivre comme un vivant sans avoir besoin de passer de l’autre côté du voile pour comprendre ce qu’est la vie.
Je me souviens, ici même à Jérusalem, j’ai été assister à une conférence du Rav Mordékhaï Chriki sur la réparation universelle. Un homme d’un certain âge, de belle allure, je dis ça car il était loin d’être un peu perdu, vient à ma rencontre…
– Elie Guez ? Oui …,
– je voudrai juste vous serrer la main, et vous dire Kol ha Cavod pour votre travail, (ça veut dire bravo, bien plus que ça mais l’idée est là). « Quand on vous écoute vous nous faite revivre » me dis-t-il !
Ouf ! C’est pas évident à recevoir … Et puis ces témoignages à vous couper le souffle…  Pour n’en citer que la dernière
« …/… « Mon âme est comblée. Une révélation qui confirme tout ce que j’ai lu et que je ne saisissais qu’avec mon intelligence. Mais ce matin c’est la Vie ! Merci Elie ».

Tu comprends c’est sérieux, je dois écrire là-dessus.  Non pas pour moi mais pour enseigner comment être vivant dans la vie, tout comment être encore vivant après la vie.
Je pense à Esther tout ce travail contre sa maladie, jusqu’au jour où toujours malade elle me dit je suis guérie, jusqu’au jour où elle nous a quitté et que j’ai écrit ce texte en son hommage, mourir vivante… Maintenant elle sait m’a-t-on dit, non elle savait avant de partir…
Etre vivant chaque jour de sa vie quel que soit ce que l’on vie c’est ça le vrai sens, être vivant de notre vivant sans attendre de mourir pour savoir ce qu’est la vie.
– Tu es toujours vivant ?
Non pas toujours mais souvent, là à l’instant je suis bien vivant, comme ce jour où j’ai mangé une pomme dans le désert, où comme quand juste avant chabbat, je lâche prise et je prends de la tarte au romarin avec mon épouse…
– Quoi ? Café au lait sans sucre, pommes dans le désert, tarte au romarin, c’est ça être vivant ? Pourquoi pas dans le couscous boulette ? « Il est là le bonheur ? » Le sens de la vie, c’est bien manger, bien dormir, bien rire ?
Non, je veux dire tout simplement « qu’il est là le bonheur, oui il est là », parfois dans des choses toute simple, un câlin, un regard, le sourire d’un enfant…
Evidement ça parait un peu con de le dire comme ça, mais ça commence comme ça. Regarde le bébé après avoir pris le sein de sa mère, n’est-il pas heureux ? Qu’est-ce qu’il demande autrement que du lait et de l’amour ? Tout est question de nourriture, bien sur la nourriture s’affine, besoin d’affection, d’amour, de reconnaissance, d’appartenance, de connaissance, de réalisation …
– Et la kabbale dans tout ça ?
C’est pareil, Kabbale veut d’abord dire « recevoir », être reçu dans un cercle d’étude, puis recevoir l’influx divin, l’inspiration…
– C’est donc toujours recevoir !
Non, il y a un sens à « recevoir », comme je le disais dans le programme en reprenant l’enseignement de Hillel l’ancien « Si je ne suis pas pour moi qui suis-je », ça commence bien par la construction de soi. Mais c’est la suite qui donne le sens, « si ce n’est que pour moi que suis-je ».
Recevoir, se réaliser oui mais par que pour soi.
C’est là que vient l’enseignement de la kabbale du Rav hachlag « Bien recevoir pour bien donner » … L’essentiel est de donner mais pour bien donner, donner juste, il faut avoir reçu, bien reçu la juste mesure du besoin de recevoir, pour ensuite donner à la juste mesure.
Le bonheur est contagieux tout comme le malheur…
– Bien, voilà ! Ta page blanche est bien remplie ! Et qu’est-ce que tu fais maintenant ?
Je lâche le plan de la contrainte, je lâche le sommaire, le synopsis comme le dise les éditeurs, pas de plan, j’écris quand ça vient, comme ça vient, ce qui vient, le livre sortira comme il sortira et s’il n’y avait que cette page son titre sera « ma page blanche », autrement, je parlerai de moi, de mon parcours comment j’en suis arrivé là où j’en suis et pourquoi cela a commencé par  le café au lait sans sucre que nous buvions à la DASS avec mes frères et sœur …
je n’avais que 10 ans

PS
Ce texte n’est évidemment pas corrigé à ce jour où je vous l’offre dans son état comme je l’ai reçu ce matin du 2 mai 2017 10h à Har Homa dans la terrasse d’un café pendant que je buvais un café au lait sans sucre face à ma page blanche…
Et ce n’est pas un effet de style… La suite non plus, le permis de conduire, la poste, les signes… tout est lié mais ce n’est pas dans ma page blanche. Je le note juste là pour mémoire. Mémoire pour Mémoire voici mes mémoires, un autre chapitre à ne pas oublier. Nous verrons comment tout cela sortira.  Je sais que ce sera juste, puisque je suis en phase avec mon marketing éthique.
Je peux continuer à écrire.
Je vous retrouve le 2 juin à Nice pour vous présenter les résultats.
Autrement restez en ligne pour le suite.   Elie, Léo