A la lecture du livre du Zohar, j’ai pleuré.

Aujourd’hui Samedi 28 octobre 2017, à la lecture du livre du Zohar, j’ai pleuré.

Oui ça parait dingue, Et pourtant, je lisais tranquillement le sens caché d’un texte illisible du point de vie de son extériorité. Je parle de la Torah.
Chaque semaine nous lisons une section de la Torah que l’on nomme « paracha ».
A peine deux semaine pour arriver à cette 3em section de la semaine nommé « Leh Léha » (Va pour toi). Chaque semaine se décline une identité humaine et sa relation avec ce qui est traduit par le terme « D.ieu ».

La première semaine « Béréchit » traduit par Génèse, met l’Homme en devenir en face à face avec le projet divin.  1000 ans de tentative de l’engendrement du projet d’Homme, pour en arriver au déluge.  Nouvelle tentative avec Noé rescapé des eaux, pour en arriver à la confusion des langues avec la tour de Babel.
J’ai largement essayé d’y comprendre quelque chose dans tous ces textes illisibles du point de vue de leur extériorité. D’Adam à Noé puis aux 70 identités humaines, J’ai voyagé, cheminé en quête de sens entre l’être que nous sommes et l’Être qui crée l’être.
J’ai partagé, dans mes blogs, celui-ci, Metasophia, ou celui du Coaching Existentiel, quelques graines de sens de ce que j’ai pu déceler en cheminant à travers les textes sacrés qui étaient à ma portée.
J’ai pu faire des liens entre construction de Soi du point de vue des psychologies humaniste et textes sacrés.  Jusqu’à en faire école « l’école du sens ».

Est-ce pour autant que j’ai pu atteindre le sens ultime ? Certes non ! Le « Qui suis-je ? » est et restera un cheminement sans fin. Créé à l’image de la Nature divine « Elokim » Il nous échappe tout comme nous échappe le questionnement ultime du « Qui a créé cela ».

J’ai buté, chancelé, tombé, remonté, avancé, reculé, pour en arriver à ce savoir ultime « je sais que je ne sais pas ».  Lâcher le savoir, étape première en nécessaire pour reprendre le chemin du « non-savoir » là où se trouve caché la connaissance, le sens.
Après l’identité Adam, et sa déperdition, après la tentative de Noé, nous voilà cette semaine avec celle d’Avram qui réussit le « passage » récupère le souffle du « hé » pour devenir Abraham l’hébreu et père d’une multitude de Nation, bénédiction pour toutes les familles de l’humanité.
Je connais ce texte pour l’avoir parcouru chaque année depuis plus de 40 ans. Aujourd’hui j’ai voulu comprendre cette relation nouvelle de celui qui après tant d’épreuves, réussit le passage pour aller vers lui-même ( leh leha).
Aujourd’hui j’ai repris le livre des splendeurs, le Zohar pour relire ce passage qui mène au passage de l’être passeur. « Ecoutez, hommes au cœur endurci…/… Abraham désirait s’approchait du « Saint Béni soit-il » (traduisez plutôt par « Celui qui est sources des bénédictions). « Et il s’en approcha ! (J’ajoute, il devient ainsi lui-même source de bénédiction) ».  ../… Il lui remit les 100 clefs des bénédictions quotidiennes, pour parachever les degrés suprêmes, selon la valeur numérique des mot « leh leha »  (va pour toi)…. « Rabbi Eléazar dit : pour toi-même, pour te mettre toi-même en ordre, afin de te rétablir dans ton degré propre » …/ Pour te connaître toi-même et pour te remettre en ordre…/ «  de ta terre… Quitte ce lieu habité auquel tu t’es attaché, de ton lieu natal… de la sagesse du zodiaque … de ton ascendance … de la maison de ton père … même s’il y a pour toi un gage de réussite sociale…/ Va pour toi, pour contrebalancer… »
je continue ma lecture du connu que je partage dans mes leçons, et puis, j’entre dans une note dites marginale d’un paragraphe nommé Sitré Torah (Torah caché) une marge dans le caché, pour dire autrement ce qui se dit dans le révélé… Et là je ne sais pas le texte prend une autre dimension, je bute sur une phrase là où je bute dans mon questionnement, une autre lecture de ce qui ne peux être perçu s’ouvre.
Abraham, nous dit le « midrach », a brisé les idoles de sa génération… Le texte du Zohar vient briser les idolâtries de nos croyances innocentes, ce que dans ma solitude j’ai brisé au risque de me taire…
Un silence vient frapper ma conscience, et je me surprends à voir des larmes couler.
Je continu ma lecture, je redécouvre mes blocages, pourquoi je bute, pourquoi je bloque.

Je n’ose vous relire le texte de crainte d’être chagriné si vous n’en pleurez pas.

Mon imagine-erre, je revois l’arbre de vie, pour ceux qui connaissent, nous sommes dans ce texte au cheminement des Sephiroth « Hagat » plus bas nous entrerons en Néhy pour Lui construire une résidence…
Je revois mon cheminement, comment j’en suis arrivé là où j’en suis, là où je suis, et là où je « bloque…à Sion ».  Voir l’article
Et puis je me revois dans ce que j’ai construit, déconstruit, et que j’essaie de reconstruire. Je continue ma lecture, le texte résonne plus fort encore, jusqu’à même ces questions séculières de l’existentiel comme le travail, l’argent… la sagesse, la justesse… Les épreuves, la souffrance, la maladie, le passage, la réalisation, la bénédiction …
Je retrouve ces mots que j’ai pu écrire entre mes maux. Le « clair-obscur » de mes paroles écrites me reviennent et s’éclaircissent à la lecture du texte.

Je revois mon projet. Je comprends pourquoi j’en ai à nouveau fermé l’accès pour me consacrer avec ceux qui ont cheminé dans ce parcours de type labyrinthe pour y découvrir résonance à leur propre quête.

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6 réflexions au sujet de « A la lecture du livre du Zohar, j’ai pleuré. »

  1. Bonjour votre texte ma particulièrement parler. J attendais une preuve qui puisse me convaincre de l existence de dieu.
    Quand vous dite leh leha : vas vers-lui.
    Ca me parle j’avais cette curiosité déjà avant depuis mes 15 ans à croire qu’il tente de nous ramener toujours vers lui. Je pense quand effet l un des buts et de faire le tri dans notre vie pour consacrer du temps au sacré. Beaucoup de gens ne veulent pas connaitre un aspect plus spirituel de la vie. La kabbale a confirme ma foi, ma permis dans finir avec le doute sur ces potentielles origines juives. J ai acheter des livres qui sont des pilliers pour avoir une vie tourner vers le judaïsme . Enfin pas autant que le zohar, bien que j ai le livre de la clarté a exploré. Mais qui m ont permis de comprendre cette particularité. Depuis j ai renouer avec une partie de moi inaccessible, inconnus. Le moment fort restera l écriture de ma préface. J ai été émus, dur de mettre des mots sur des maux , sur un début de vie ou on été personne. Un autocoaching existentiel qui s est conclus sur un cause existentiel.
    A. Bientôt Élie. Sonia

  2. Bonjour Elie

    J’aime toujours autant llire tes articles comme le dernier « A la lecture du livre du Zohar, j’ai pleuré ».
    Je ne connais pas le livre.
    Mais la façon dont tu as écrit m’a touché et rappelé ce que j’avais vécu trois jours avant. Est-ce semblable je ne sais pas …
    Lors d’un travail j’ai pleuré touchée par la vue de cette grandeur infini cet grand Amour que je nomme absolu puis cette connaissance inérante… mais à vrai dire les mots justes pour décrire ce que j’ai ressenti me manque…

    Voilà pourquoi d’être à l’écoute de ce que tu vis ou d’autre me rend heureuse, de savoir que d’autre suive le chemin me rassure et motive à continuer le mien … bien que je sais pertinamment que de ne pas le suivre me rend malade. Le fait de savoir que tu existes et les autres me réjouis 🤗

    J’ai bien lu les articles sur le temps et les priorités … j’y travaille, mais comme je t’avais écrit il y a qq temps d’ici janvier il me sera difficile d’être plus présente.

    Par rapport au coût: Je fais partie du groupe mastermind … je n’ai pas compris ce que ce que cela coute?
    Je te remercie par contre infiniment pour tous les articles gratuit que tu donnes.

    Bien à toi
    Barbara

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    • Je voudrai juste te répondre au sujet de « bien que je sais pertinemment que de ne pas le suivre me rend malade. »
      Que ce soit en plénière et par nos écrits, que ce soit par une inscription payante ou par les articles gratuits, tu es avec présente dans ce cheminement.
      Merci tout simplement d’être là. Elie

  3. Magnifique Elie ! Magnifique partage ! oui Partage, car au fur et à mesure de la lecture, on peut faire le cheminement en même temps que toi ! Quelle est la Lumière qui a ainsi éclaté à tes yeux de l’Intérieur ? celle sans doute à laquelle les Cherchants que nous sommes, essaient de s’approcher, ou essaient d’apprivoiser, ou plutôt essaient de s’en faire apprivoiser …. et vouloir ainsi nous la faire « respirer » est le Signe que tu es véritablement un Enfant de Dieu et qu’Il t’a donné sans doute la Mission d’entraîner avec toi les pèlerins qui sont sur ce Chemin qui mène jusqu’à Lui – Tout ce Temps consacré à « Son Temps » auquel tu as sans cesse contribué dans tout ton engagement vers les « Autres » , tous ces messages que tu ne cesses de vouloir transmettre incitent plus que jamais à vouloir poursuivre cette Recherche sans fin, et selon les possibilités de chacun/chacune la poursuivre en ta bienfaisante et merveilleuse Compagnie selon la Volonté de Dieu – Merci Elie, pour tout ce Bien que tu apportes par ta transmission qui est liée à ton vécu , car c’est par le « vécu » que la Transmission devient audible – Amitiés – Ruth

    • Merci, Ruth d’avoir perçu ces perles de sens dans ces larmes de joie que j’ai pu avoir à la rencontre du cheminement d’Abraham, comme si le texte me disait il est temps de reprendre le chemin du Leh leha. Toute la question est là. Et je ne peux le partager que dans les silences entre les mots. Merci d’être à l’écoute de ces silences.

      • Cher Elie, je connais bien ces « silences » qui sont tout remplis de mots qui chantent, et quasi incommunicables, comme une mélodie où la poésie n’est plus dans les mots, mais dans cette musique imperceptible aux sens et qui aboutit au « sans mots » !
        Lorsque j’ai lu ce texte, où plutôt ce qui ressemble à une « confidence » faite à ceux qui entendent «la musique des mots », je sortais d’une nuit de questionnements aboutissant à cette conclusion ou plutôt cette question « qui est capable de déceler chez un Etre (je pensais à moi….) l’authentique essence qui est cachée à la vue du vulgaire et qui est alors ce que Dieu demande à Abraham de découvrir « le va pour toi » « le va vers toi », qui est en même temps le « viens vers Moi » ! Et je me disais : « Et toi « »Ruth », l’as-t-u trouvée, l’as-tu dé-couvert, l’as-tu réalisée ? bien que tu en connaisses ou que tu en ressentes l’existence ? L’existence de cette autre partie, la « vraie » si présente, en sachant que « l’extérieur » n’a rien à voir avec l’Intérieur » ? cet extérieur qui n’est que le pâle reflet réservé à l’œil qui ne voit rien !
        Et je me suis levée avec tout ça dans la tête, sans cesser de m’interroger sur le « pourquoi – pour quoi – pour qui »… il fallait continuer à chercher, à scruter un texte, puis un autre, à scruter la nature, si magnifique en cet automne et toute changeante,, s’arrêter, repartir ; décider de dire « stop », mais redémarrer sans pouvoir faire autrement …. Et j’ai ouvert mon ordinateur…. Et j’ai lu ton post cher Elie !!!
        On appelle cela, un « écho » ! dans cette Montagne Invisible qu’est ce monde, le chant des âmes se répond !
        Merci à nouveau pour toutes ces si belles graines de Sens et de Lumière !
        Ruth

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