La voix qui indique la voie

C’est un article qui fait suite à celui de l’écriture : Un auteure parmi nous.

Pour toucher le nous, j’écrirai un essai ou un roman philosophique, et, soit je me cache dans l’écrit, soit, je me fais porteur de sens, de que j’ai vécu dans mes sens.

Alors, l’écrit n’est plus le support de l’écrivain pour donner sens à sa vie et exister à travers ses lecteurs, c’est l’écrivain qui devient le support de l’écrit pour transmettre Le Sens de La Vie.
C’est le Noos qui utilise l’écrivain par l’écrit depuis que la parole est en exil.

C’était avant Chabbat Vayéhi.
Dans la soirée de l’entre deux sommeilles, beaucoup de paroles sont venu taper à la porte de mon imaginaire. Sachant que l’imaginaire est volatile et que Chabbat est un espace hors le temps, hors la mémoire classique, inscrit dans un supplément d’âme, Nachama Yétera, comme le disent nos textes.
Le lendemain, je les ai racontées à mon hôte et ami Maurice, pour ne pas oublier.
C’était en rapport avec mon brouillon d’écriture.
Ce dont je me souviens c’est le lien entre le sens du monde de l’éphémère et le Sens Ultime.
Il s’agissait de nos croyances en ce D.ieu de l’impossible croyance.
Il s’agissait de l’état du monde, et de nos espérances d’un monde meilleur.
Il s’agissait de la souffrance, des épreuves de passage pour apprenti-sage.
Il s’agissait d’une autre voie que celle de l’enfantement de Soi dans la souffrance.
Il s’agissait de la re-naissance par la voie de l’Amour, de la Joie.
Il y avait comme un renouveau à ce que je savais déjà par les enseignements reçus que je transmets à mes fidèles.
Je n’en ai retenu que ce que je savais déjà, mais avec un sens d’une toute autre saveur.
…/…    A suivre ….

Et puis il y a eu chabbat, jour sacré sans plume ni encrier numérique.
Je voulais partager avec vous cette autre correspondance, écrire ce que la Voix me dictait.
Il me fallait attendre la fin de Chabbat au risque de perdre en partie ce qui s’est dit.
Pour ne pas oublier, j’ai partagé les grandes idées de ce Rêve Eveillé avec mon ami Maurice durant la journée.

Maurice me parlait de ses soucis de famille, d’argent, de santé…
– Problème de la contingence lui disais-je.
– De ses préoccupations religieuses, de son rapport avec le religieux…
Problèmes de la contingence, lui disais-je.
– Il me parlait de son rapport à D.ieu de ses images et imageries données par les enseignement du Midrach, lui parler comme un enfant parle à son père.
– Problème de la contingence lui disais-je… Pourquoi pas D.ieu Roi, guerrier, juge, vengeur, jaloux, protecteur… Chacun projette l’image d’un problème de la contingence pour en entendre une réponse ou une protection. Personnellement si je choisi une image, ce serait celle de l’Ami yédidi, mon ami ! Comme un Haver ( ami d’étude) avec qui je pourrai dire sans crainte d’être mal jugé : C’est quoi ton problème ? Tu sais que tu nous as bien mis dans la glue avec ton histoire de mériter l’Etre par les épreuves ?
– D.ieu est Un me dit Maurice
Personne ne sait ce qu’il dit lorsqu’il dit Un, parce qu’il le dit du point de vue du 2, de la contingence. là où il es et qu’il n’y a que dualité
– Ecoute Israël D.ieu notre D.ieu est Un, me dit-il
– Achem le tétragramme, Elohim, deux noms qui sont Un, mais ce sont déjà 2 noms. Quant au sans nom, l’essence même de ce qui se dit à travers les noms, nous ne pouvons rien en dire.
Ce qui fait de nous si j’osais dire, des idolâtres puisque nous nous adresserions à des images de D.ieu.

Et si nous pouvions réfléchir à tout ça sans l’idée d’un D.ieu extérieur à nous qui nous observe et nous juge, on en arriverait où ?
Peut-être aux lois de la nature, au panthéisme, au D.ieu de Spinoza.
Mais serions-nous pour autant plus proche de Son essence ?
Certes Non !
Nous comprendrions le monde et les lois universelles qui régisse le monde mais il nous manquerait encore l’âme du monde.
De même que nous avons une conscience morale qui nous dicte nos valeurs, il y aurait une conscience Universelle qui dicterait les valeurs Universelles du Monde.
Et pendant que j’échangeais avec Maurice pour ne pas oublier, je retrouvais mes imageries dans ce rapport d’un face à face entre amis avec D.ieu. L’épreuve, la souffrance, la vieillesse …

  • Quelle glue ! oserais-je lui dire !
  • C’est toi qui l’a choisi me dit-Il ?
  • Moi ?
  • Tu as choisi la voie de la connaissance duelle.
  • Moi ?
  • Tu es aussi l’Adam qui fait chaque jour ce choix.
  • Moi ? Mais j’arrive bien après ton histoire du jardin d’Eden et de la faute. J’arrive dans ce monde, là où nous sommes mortels, que nous portons notre fardeau par le travail, que nous devons être enfanté dans la souffrance, et renaître à nous même par les épreuves. Tout est apprenti-sage, je sais, j’en ai fait un métier, mais t’aurais pas une autre voie … ?
  • Evidemment ! Il y avait deux possibilité celle de l’arbre de vie qui n’est que Joie, et celle de la connaissance du bien/mal qui passe autant par la joie que par les épreuves. Tout est apprentissage, la joie, l’amour comme le sont les épreuves. Avant il n’y avait que joie et amour, maintenant de là où tu es il y a dualité entre joie et souffrance mais les deux mènent à la connaissance de mon Unicité.
  • Bon ça c’est bien beau mais la réalité est …
  • Tais-toi ! Tu commence à …
  • Ho doucement, je m’exprime !
  • Arrête tes bêtises, tu veux bien ! Ta réalité n’est pas La Réalité et ça tu le sais bien puisque tu t’enorgueillis de l’enseigner à tes fans.
  • Bon on se calme ! Oui je sais, je sais pour l’apprentissage, mais dire que le mérite d’être peut passer par la joie, c’est nouveau en terme de mérite.
  • Mais bon sang de bon D.ieu comme vous dites, c’était le projet du début, et ce sera le résultat de la fin. C’est cela que je te propose de vivre dans les fêtes, le chabbat… Tout comme je le propose autrement dans d’autres traditions…
  • Bon j’ai l’impression de me parler à moi-même
  • Bien c’est ça l’image, tu as choisi l’image de l’ami qui se parle à lui-même et ça donne que tu projettes tes images chez l’Ami, comme Maurice projette l’image de père. Et le dialogue intérieur est autre.
  • Oui je sais, c’est en cela que celui de l’ami me convient mieux, car je sors de toutes ces histoires de peur caché sous le verbiage de « crainte ». Un patch pour arrêter de s’enfumer religieusement.
  • Pourtant tu sais ce que signifie « crainte »
  • Oui je sais mais le risque de glisser sur la notion de peur, pire encore de superstition est si prêt ! Alors si Tu veux bien restons Âmis.
  • Ah Âmis ! Bien. Ok ça se relie mieux…
  • Oui et pour la joie ! C’est une Joie d’être ton Âmi. Merci l Âmi.

Alors j’en ai échangé quelques mots avec mon ami Maurice pour ne pas tout oublier. C’est ce qui me reste en ce qui concerne le rapport avec nos images de D.ieu.
Nous avons aussi échangé sur un D.ieu sans image, une voie sans Torah, mais je ne savais plus ce que mon imaginaire avait reçu, et nous n’avons pas su en parler.
Juste que l’idée d’un monde sans D.ieu, un monde sans âme, devenait insipide, sans goût, sans sens.
Même si cela existe en philosophie du bonheur, cela ne semblait pas nous nourrir.
Tout ça pour ça ?
Tout ça pour du caviar me dit Maurice ?  Un fin gourmet il faut le dire !
S’assoir au bord de la mer et méditer sur un coucher de soleil, pourrais-je dire…
Tout ça pour ça ?
Et puis vieillir, et puis mourir …
Tout ça pour ça ?
Non ! sur ce point nous étions d’accord. Même si nous savions pas vraiment quoi, il y a autre chose, autrement cela n’aurait pas de sens.

Il y avait autre chose encore dans ce qu’a reçu mon imaginaire. L’argent… Oui l’argent. Comme le sang nous dit la Torah ! Comme le sang qui nous maintient en vie, l’argent vient interférer dans notre survie. Et pourtant nous savons que nous n’emporterons pas notre sang ni notre argent au Paradis.
Et c’est là qu’est venu s’entre mêler l’histoire des 3 mondes :
Le monde de l’action, avec le néfèche, l’âme vital attaché au corps par le sang
Le monde de la formation, avec le Rouah l’âme intellectuelle et spirituelle, attachée à l’esprit par la parole et la pensée.
Et monde de la création, avec la Néchama, l’âme divine, attaché à l’Ëtre, notre véritable « Je Suis ».
Désolé mais je cherche à retrouver ces graines de sens reçu par mon imaginaire que je n’ai pu écrire veille de Chabbat et que j’ai partageait en partit durant Chabbat avec mon ami Maurice.

Maintenant pour en revenir avec la question de l’argent, du sang, des 3 mondes qui sont en fait 5 comme des 3 niveaux de l’âme qui sont en fait 5.

Toutes nos histoires de contingence, l’argent, les préoccupations de ce monde, que ce soit matériel, intellectuel, ou spirituel, sont de l’ordre de notre monde, le monde nommé Assia, le monde de l’action. Et dès qu’il y a identification à la préoccupation, au corps, au besoin, à la peur, … c’est de l’ordre du néfèche.  Là où nous pouvons encore agir pour participer au changement. Du côté matériel, l’argent, la liberté financière, le pouvoir, comme celui de donner passe par l’argent.

Se décoller, prendre de la hauteur pour y voir un peu plus clair, ce serait se positionner du point de vue du monde de la formation. Ce serait la prise en main en parole et pensée par le Rouah. La charge de monde serait vue sur un autre plan. C’est d’ici que nous pouvons parler de connaissance et de transmission. Celles-ci peuvent se faire par l’écrit ou la parole. La contingence n’a plus le même poids. Le recevoir et le donner ne passe plus par l’argent mais par la présence, l’écoute, le respect, la gratitude de ce que nous avons, recevons. Le seul problème est que le Rouah peut être contaminé par le Nefèche. Ça s’appelle kotser Rouah, esprit étroit, quand il n’est pas tordu. C’est là que s’installent les croyances limitantes, les fausses croyances, les fondamentalismes, les dogmes… A moins que le Rouah soit inspiré par l’instance supérieur, la Néchama où l’âme divine. Il devient alors Rouah hakodèch. Qu’on traduit par esprit sain. Une meilleure traduction serait esprit séparé, dans le sens de séparée de la préoccupation contingente. Sa vision le place dans ce monde de la Yétsira celui d’avant notre incarnation dans ce monde, celui qu’on nomme le jardin d’Eden, qui serait celui d’avant la descente de l’humanité représenté dans la Bible par Adam et Eve.

Quant à la fonction de la Néchama, il n’y a rien à faire, ni à penser, ni à dire, d’où la difficulté d’en parler. Se taire simplement être à l’écoute, recevoir, que dire de plus que ce que j’ai pu partager dans la dernière Vidéo sur les lumières de Hanouka.

Voilà pour ce Chabbat Vayéhi, dernière section du livre de la Génèse ou Jacob essaie de parler de la fin des temps. Ou il béni chacun de ses enfant selon ce qu’il est, dans sa singularité, et non dans une généralité forte sympatrique certes, comme celle que j’ai exprimé comme bonheur, prospérité, santé physique et spirituelle. Non à chacun doit trouver ce qu’il lui est spécifique pour vivre sa réalité là où il est, pour ce qu’il EST.

A bientôt, si ce n’est à travers notre programme de compagnonnage de soi, à de simple échange que la providence portera.

PS les inscriptions pour les modules sont encore ouvertes jusqu’au 3 janvier minuit. (J’ai pris un peu de retard pour le déplacement de mes listes 😉)
C’est ICI 

Autrement pour ceux qui ne souhaitent pas s’inscrire mais être dans notre listes invités VIP pour nos articles (Master Mail) Si vous n’y êtes pas déjà. Vous n’avez rien à faire si vous avez cliqué, pour voir le début l’origine de cette article
A moins d’avoir un retour de votre part ce qui serait Top.

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