Une page Blanche bien remplie

Ma page Blanche

Je suis devant ma page blanche !
… / je sors faire un tour.

2 mai 2017 10h Har Homa Jérusalem.
– Je suis dans la terrasse d’un café, je prends un café au lait sans sucre.
– ?? Et Alors
– Quand l’on est devant sa page blanche écrire ce qui est là dans l’instant
– Un café au lait sans sucre … une page blanche … un projet d’écriture sur le sens de la vie…
– ??
– Tout est lié ! Ah le café au lait sans sucre, si j’étais Proust avec sa madeleine, je vous conterais un poème à vous faire pleurer et rire de bonheur. Non aujourd’hui je ne suis pas là pour parler de ces petits déjeuner de la DASS.
– Tu es là pourquoi ?
– Je suis là pour écrire des chose sérieuse, le coaching existentiel, la kabbale, le projet-sens, je dois écrire sur une des questions les plus importante que l’homme se pose ; comment donner un sens à sa vie même lorsque tout va mal…
Comment accompagner ceux qui cherchent à connaître leur projet-sens, ce pour quoi ( en deux mots) ils sont ici…
Et je me retrouve là devant ma page blanche avec mon café au lait sans sucre !

Je suis complètement fou, comme pour toutes ces entreprises que j’ai créées dans ma vie. Sortir un livre en moins de 3 semaines et le présenter au festival du livre de Nice le 1 juin, face à tous ces professionnels de l’écriture. Et je communique sur ce projet de livre pour me donner la pression et ne pas lâcher …
– C’est quoi ton problème ? Pourquoi cette précipitation ? Tu as besoin de reconnaissance ?
Non
– Tu es malheureux, il te manque quelque chose ?
Non
– Alors quoi ?
Tout vas bien, je suis là, je bois mon café sans sucre, je ressens de la joie, un sentiment de liberté, heureux d’être là où je suis, où j’en suis et ce que je suis…
– Tu as fumé de la moquette avec ton café au lait ?
Sans sucre, s’il te plait ! C’est important !
Arrêtons la plaisanterie, le sujet est important, ce livre doit répondre aux essentiels de la vie, sa pleine réalisation mais aussi à la souffrance, la mort, l’amour mais aussi la haine, L’argent, la richesse mais aussi la pauvreté, la chance mais aussi les épreuves … Et aussi répondre à, et D.ieu dans tout ça ?
J’ai commencé à écrire un plan précis pour répondre à ces questions, j’ai écrit sur le coaching existentiel, sur la kabbale existentielle, la logothérapie, le projet-sens, comment trouver ce pour quoi nous sommes sur terre, sur la question de la présence divine,  j’ai partageais mon expérience de vie sur des sujets extrêmement intime dans ma relation avec ce que l’on nomme D.ieu, des chose qui nous prennent au plus profond de notre âme qui font que de ton vivant tu peux vivre comme un vivant sans avoir besoin de passer de l’autre côté du voile pour comprendre ce qu’est la vie.
Je me souviens, ici même à Jérusalem, j’ai été assister à une conférence du Rav Mordékhaï Chriki sur la réparation universelle. Un homme d’un certain âge, de belle allure, je dis ça car il était loin d’être un peu perdu, vient à ma rencontre…
– Elie Guez ? Oui …,
– je voudrai juste vous serrer la main, et vous dire Kol ha Cavod pour votre travail, (ça veut dire bravo, bien plus que ça mais l’idée est là). « Quand on vous écoute vous nous faite revivre » me dis-t-il !
Ouf ! C’est pas évident à recevoir … Et puis ces témoignages à vous couper le souffle…  Pour n’en citer que la dernière
« …/… « Mon âme est comblée. Une révélation qui confirme tout ce que j’ai lu et que je ne saisissais qu’avec mon intelligence. Mais ce matin c’est la Vie ! Merci Elie ».

Tu comprends c’est sérieux, je dois écrire là-dessus.  Non pas pour moi mais pour enseigner comment être vivant dans la vie, tout comment être encore vivant après la vie.
Je pense à Esther tout ce travail contre sa maladie, jusqu’au jour où toujours malade elle me dit je suis guérie, jusqu’au jour où elle nous a quitté et que j’ai écrit ce texte en son hommage, mourir vivante… Maintenant elle sait m’a-t-on dit, non elle savait avant de partir…
Etre vivant chaque jour de sa vie quel que soit ce que l’on vie c’est ça le vrai sens, être vivant de notre vivant sans attendre de mourir pour savoir ce qu’est la vie.
– Tu es toujours vivant ?
Non pas toujours mais souvent, là à l’instant je suis bien vivant, comme ce jour où j’ai mangé une pomme dans le désert, où comme quand juste avant chabbat, je lâche prise et je prends de la tarte au romarin avec mon épouse…
– Quoi ? Café au lait sans sucre, pommes dans le désert, tarte au romarin, c’est ça être vivant ? Pourquoi pas dans le couscous boulette ? « Il est là le bonheur ? » Le sens de la vie, c’est bien manger, bien dormir, bien rire ?
Non, je veux dire tout simplement « qu’il est là le bonheur, oui il est là », parfois dans des choses toute simple, un câlin, un regard, le sourire d’un enfant…
Evidement ça parait un peu con de le dire comme ça, mais ça commence comme ça. Regarde le bébé après avoir pris le sein de sa mère, n’est-il pas heureux ? Qu’est-ce qu’il demande autrement que du lait et de l’amour ? Tout est question de nourriture, bien sur la nourriture s’affine, besoin d’affection, d’amour, de reconnaissance, d’appartenance, de connaissance, de réalisation …
– Et la kabbale dans tout ça ?
C’est pareil, Kabbale veut d’abord dire « recevoir », être reçu dans un cercle d’étude, puis recevoir l’influx divin, l’inspiration…
– C’est donc toujours recevoir !
Non, il y a un sens à « recevoir », comme je le disais dans le programme en reprenant l’enseignement de Hillel l’ancien « Si je ne suis pas pour moi qui suis-je », ça commence bien par la construction de soi. Mais c’est la suite qui donne le sens, « si ce n’est que pour moi que suis-je ».
Recevoir, se réaliser oui mais par que pour soi.
C’est là que vient l’enseignement de la kabbale du Rav hachlag « Bien recevoir pour bien donner » … L’essentiel est de donner mais pour bien donner, donner juste, il faut avoir reçu, bien reçu la juste mesure du besoin de recevoir, pour ensuite donner à la juste mesure.
Le bonheur est contagieux tout comme le malheur…
– Bien, voilà ! Ta page blanche est bien remplie ! Et qu’est-ce que tu fais maintenant ?
Je lâche le plan de la contrainte, je lâche le sommaire, le synopsis comme le dise les éditeurs, pas de plan, j’écris quand ça vient, comme ça vient, ce qui vient, le livre sortira comme il sortira et s’il n’y avait que cette page son titre sera « ma page blanche », autrement, je parlerai de moi, de mon parcours comment j’en suis arrivé là où j’en suis et pourquoi cela a commencé par  le café au lait sans sucre que nous buvions à la DASS avec mes frères et sœur …
je n’avais que 10 ans

PS
Ce texte n’est évidemment pas corrigé à ce jour où je vous l’offre dans son état comme je l’ai reçu ce matin du 2 mai 2017 10h à Har Homa dans la terrasse d’un café pendant que je buvais un café au lait sans sucre face à ma page blanche…
Et ce n’est pas un effet de style… La suite non plus, le permis de conduire, la poste, les signes… tout est lié mais ce n’est pas dans ma page blanche. Je le note juste là pour mémoire. Mémoire pour Mémoire voici mes mémoires, un autre chapitre à ne pas oublier. Nous verrons comment tout cela sortira.  Je sais que ce sera juste, puisque je suis en phase avec mon marketing éthique.
Je peux continuer à écrire.
Je vous retrouve le 2 juin à Nice pour vous présenter les résultats.
Autrement restez en ligne pour le suite.   Elie, Léo